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Silence on ferme !

Silence, on ferme est une traversée des villes et des villages par le prisme de leurs façades abandonnées.

Ces devantures, autrefois ouvertes sur la vie quotidienne, portent aujourd’hui les traces d’un temps arrêté : enseignes effacées, vitres fracturées, stores rouillés, peintures qui se détachent comme des souvenirs.

Chaque magasin photographié a eu un jour pignon sur rue.


Il a été un lieu de passage, de travail, d’échanges, parfois de rituels familiers. Puis, lentement, il s’est éteint.

Ce qui subsiste n’est ni spectaculaire ni mis en scène : seulement la présence brute du réel, avec ses cicatrices et son silence.

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À travers cette série, il ne s’agit pas de documenter la ruine pour elle-même, mais de rendre visible ce qui disparaît en silence :
la transformation du commerce, l’érosion des liens de proximité, la désertification des centres-bourgs, la mémoire des lieux ordinaires.

Ces façades fermées deviennent des portraits sans visage.
Elles racontent l’absence, mais aussi la persistance. Elles témoignent d’un monde qui s’efface tout en s’obstinant à rester debout, fragile mais encore là.

Silence, on ferme n’est pas une nostalgie : c’est une écoute.
Une invitation à regarder ce que l’on ne voit plus, à reconnaître dans ces façades effacées une part de notre propre paysage intérieur.

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